La correction des copies est l’une des tâches les plus lourdes du métier d’enseignant. Rédactions de français, questions longues en histoire, réflexions en CCQ : une charge énorme, surtout dans les écoles secondaires de Montréal où les groupes sont souvent bien remplis. L’arrivée de l’intelligence artificielle dans les outils éducatifs, comme celle intégrée à Scolaro, soulève donc une question directe : est-ce un outil utile, ou une menace pour le jugement professionnel du prof ?
Ce que l’IA corrige vraiment bien
L’IA excelle dans tout ce qui est répétitif et normé. Concrètement, pour vos copies :
- Repérage d’erreurs d’orthographe, de grammaire et de syntaxe.
- Détection de phrases trop longues, formulations ambiguës, mots manquants.
- Vérification de la présence de certains éléments attendus (introduction, thèse, connecteurs logiques, etc.).
Sur votre interface enseignant, vous pouvez activer la correction assistée par IA pour des productions écrites. Le système signale les erreurs, propose des suggestions et génère un premier niveau de commentaires. L’élève peut même voir ce feedback en brouillon avant de vous remettre sa version finale.
Ce que l’IA ne doit pas décider seule
Là où votre rôle reste indispensable :
- La qualité de l’argumentation, la pertinence des exemples.
- La compréhension d’un texte littéraire complexe.
- L’interprétation d’un document historique, la nuance d’une prise de position en CCQ.
En d’autres termes, l’IA vous aide sur le “comment c’est écrit”, mais vous restez en charge du “ce qui est dit”. Avec Scolaro, vous pouvez paramétrer des barèmes clairs et utiliser l’IA pour remplir certaines cases (langue, structure), tout en gardant la main sur les critères liés au contenu. Vous pouvez toujours ajuster la note proposée.
Objectivité, cohérence et gains de temps
Un autre avantage : l’IA applique le même barème de la même façon pour tout le monde. Elle ne corrige pas différemment à 22h un vendredi soir parce que vous êtes épuisé. Cela réduit les variations liées à la fatigue ou à l’humeur.
Scolaro vous permet de définir vos grilles une fois, puis de les réutiliser sur plusieurs groupes et sur plusieurs évaluations. La partie “langue” de la copie peut être corrigée automatiquement selon ce barème, ce qui assure une cohérence d’un groupe à l’autre. Vous pouvez le dire honnêtement aux élèves et aux parents : la langue est jugée avec un barème stable, appuyé par un outil d’IA, et vous intervenez ensuite sur ce qui requiert du jugement humain.
Un exemple concret au secondaire
Cas typique : dissertation argumentative de 500 mots en secondaire 4.
- Les élèves remettent leur texte via le portail étudiant (https://scolaro.ca/students) ou l’app iOS Scolaro.
- L’IA analyse orthographe, grammaire, ponctuation et structure de base.
- Un rapport est généré pour chaque élève (nombre d’erreurs, types d’erreurs, suggestions).
- Vous lisez ensuite le texte avec ce rapport en main et vous concentrez sur la force de l’argumentation.
Au lieu de passer 15 minutes par copie à corriger chaque virgule, vous pouvez en passer 5 à lire et juger le fond, tout en sachant que la langue a déjà été passée au peigne fin. Sur une centaine de copies, le gain de temps est évident.
La correction avec l'IA n'est ni une tricherie, ni un abandon du métier. C'est une façon de déléguer une partie mécanique pour libérer du temps pour ce qui vous rend irremplaçable : votre regard professionnel, votre capacité à comprendre vos élèves et à les faire progresser. Scolaro propose cette correction assistée dans le contexte précis du programme québécois, avec des barèmes paramétrables par l'enseignant. L'outil reste un outil ; vous gardez le volant.